Visite de 4 écoles démocratiques en 4 mois – « On tombe vite dans un modèle Sudbury traditionnel »

Je recroise Jeanne en mars 2018 à Paris, alors qu’elle est en immersion dans une école démocratique. On discute un peu avant de se poser dans un café. Je lui demande si je peux lui poser quelques questions sur le « tour de France des écoles démocratiques » qu’elle effectuait à ce moment-là. Parce que ça m’intéressait vivement de savoir ce qu’elle a vécu, ce qu’elle a observé, ce qu’elle en pense de tout ça. Je n’ai pas été déçu.

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Jeanne

Jeanne vient de l’Instruction en Famille. On se connaît bien, car on a tout les deux fait partie de l’école de la Montagnette à Avignon en 2016-2017, où elle a été étudiante pendant un an, et moi facilitateur pendant six mois. La Préfecture a découvert un jour que l’école avait ouvert en zone inondable, et a décidé de nous faire parvenir un courrier qui a signé la fermeture de la Montagnette version 1.0, qui rouvrira probablement sous une autre forme et dans un autre lieu.

Avant de vous laisser avec cette interview, je dois préciser que Jeanne est la personne avec laquelle j’ai inventé le check le plus stylé de ma vie. Et qu’elle fait d’excellentes photos (dont celles qui illustrent cet article).


Pierre-André – Comment est née ton idée de faire un tour des écoles démocratiques en France ?

Jeanne – Lors de la Conférence EUDEC à Paris (du 19 au 27 août 2017), je me suis rendue compte en partageant mon expérience avec des participants, que l’école de la Montagnette avait rencontré beaucoup de problèmes. Et je n’avais pas conscience que tant d’écoles différentes existaient.

Je me suis donc posée la question de savoir comment les autres écoles fonctionnaient, et puis l’envie de voyager et de rencontrer de nouvelles personnes a grandi au cours de l’événement. A la fin de la semaine c’était clair ! J’avais envie de voir comment ces écoles étaient, mais aussi de découvrir de nouvelles villes, des nouvelles personnes, et de clarifier mon idée de l’éducation démocratique. Il y a deux ans encore, je ne connaissais pas ce genre d’école !

A l’heure actuelle j’ai déjà visité la Sudbury School Paris, NovAgora à Strasbourg, le Point d’O à Tours, et actuellement l’École Démocratique de Paris. J’en visiterai peut-être encore deux d’ici la fin de l’année scolaire mais il n’y a rien de précis pour le moment. Pour l’instant ça fait 4 écoles en 4 mois !

Pierre-André – Qu’est-ce qui diffère le plus entre les écoles que tu as vues selon toi ?

Jeanne – Les locaux, l’ambiance générale, ce que les gens font… Il y a des écoles où il y a beaucoup d’activités communes. D’autres où chacun est sur son projet personnel. Il y a aussi de degrés différents d’implication. Mais ce que je tire comme conclusion, c’est que ce qui fait vraiment une école démocratique, ce sont les locaux, et les membres !

Pierre-André – Est-ce que tu comptes l’équipe adulte parmi les membres quand tu le décris comme ça ?

Jeanne – Ça dépend des écoles. La plupart des équipes sont à fond sur le modèle Sudbury, ou ont commencé à fond sur ça en tout cas.

J’ai remarqué dans les différentes écoles que l’on discute rarement en profondeur de ce qu’il faudrait changer ou pas. Finalement j’ai l’impression que les membres du staff sont là pour dire « le modèle Sudbury c’est comme ça ». Ils aident un peu les petits, tout en s’empêchant de les aider complètement. Ils peuvent souvent être un peu effacés, sauf certains qui assument de proposer des choses.

Leur manière d’agir dans l’école se ressemble partout et je trouve ça dommage. Voilà tout ce qui me revient là, mais c’est très compliqué de parler de tout ça avec exactitude parce que je ne me base que sur des ressentis.

Pierre-André – En tout cas je suis sensible à ce que tu exprimes, j’ai parfois eu l’impression de fonctionner de la manière que tu décris, et j’ai pu ressentir qu’il pouvait y avoir une dimension un peu absurde dans la posture de l’équipe.

Jeanne – En fait je comprends le sens, l’idée de base de la posture de l’adulte dans une école démocratique, mais en soi j’ai le sentiment que ne pas proposer fait que les facilitateurs/staffs ne sont pas « vrais ».

Ils se sont fixés des règles de conduite qu’ils gardent en tête, qu’on ne peut pas vraiment percevoir lorsqu’on discute avec eux mais que l’on ressent. Par exemple, j’observe parfois qu’un membre adulte veut faire ou dire quelque chose mais qu’il s’en empêche la plupart du temps, et ça créé une certaine distance.

Dans le discours, les membres du staff et les étudiants sont sur le même plan, mais en réalité leur position est carrément différente, car les membres de l’équipe sont toujours les plus impliqués, et ce sont aussi ceux qui supervisent et restent en surplomb. Pourquoi ne pas assumer ce qui se produit dans la réalité ?

Pierre-André – Par surplomber tu entends qu’ils se trouvent « au-dessus » ?

Jeanne – C’est dans le sens où ce sont « eux qui gèrent ». Du coup ils ne sont pas naturellement intégrés dans l’intimité de l’école, et les conversations qu’ils peuvent avoir ne sont pas forcément sincères. Il y a toujours une posture…

A l’école de la Montagnette, je percevais ma relation avec les facilitateurs comme étant proche, au même niveau. Puis j’ai réalisé qu’il y avait en fait plein de secrets : lorsqu’il y avait un problème, on mettait souvent beaucoup de temps à le savoir. Ces secrets entre membres de l’équipe me gênaient, il y avait plein de trucs entre eux, comme s’ils nous géraient tous ensemble.

En fait ils étaient comme « accrochés » entre eux, puis en lien avec le reste de l’école, mais jamais en lien direct… Peut-être qu’il était juste évident pour eux, inconsciemment, qu’ils étaient adultes et qu’on était enfants. A l’école je me souviens que les adultes nous trouvaient parfois gênant en réunion ou en commission, et parlaient de trucs qu’on ne comprenait pas.

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© Jeanne Mestelan

Pierre-André – Est-ce que tu aurais des exemples concrets pour illustrer cette mise-à-distance dont tu parles, y compris dans ce que tu as vu récemment dans d’autres écoles ?

Jeanne – Oui, par exemple dans une école que j’ai visitée, deux membres staffs, une amie, moi, ainsi que d’autres enfants plus jeunes étions posés dans une salle. Les deux membres du staffs discutaient d’organisation et d’achat de matériel, le tout entre facilitatrices. L’une d’entre elles faisait des blagues aux enfants comme : « vous pouvez pas comprendre vous étiez pas en réunion staff ». Bien sûr que les enfants de 5 ans se fichent en principe de ce qu’elles discutaient. Mais je pense que dans ce cas-là, il faudrait dire et assumer directement que staffs et étudiants ont un rôle différent plutôt que d’annoncer le contraire.

Quand je repense au rôle que j’avais dans l’École de la Montagnette, je me rends compte que j’étais vachement impliquée. Souvent plus que les autres, qui se fichaient un peu de ce qui se passait. Je crois que je réfléchissais en permanence aux choses qui pouvaient changer. Alors je ne discutais pas vraiment avec eux, mais pas avec le staff non plus – et du coup je me suis trouvée un peu entre les deux.

Pierre-André – Y a-t-il des écoles dans lesquelles tu as ressenti plus grande proximité staff-enfants ?

Jeanne – Oui, je pense à deux écoles en particulier. Dans la première, je me souviens d’un moment où un bénévole de l’équipe discutait de cuisine vegan avec une étudiante, et j’ai ressenti qu’il la considérait vraiment à son niveau. Et dans mes souvenirs, là-bas, les membres de l’équipe n’étaient pas juste « accrochés » ensemble, mais intégrés.

Puis dans la seconde, je voyais que lorsque les membres de l’équipe parlaient avec des membres jeunes, on sentait vraiment qu’elles les considéraient au même niveau aussi. Mais il y avait des réunions staffs qui se tenaient en dehors des temps d’école, où les enfants n’avaient pas le droit de participer. L’étudiante de cette école chez laquelle j’ai été hébergée était vraiment énervée d’avoir vu l’équipe trier d’avance ce qui allait aller en Conseil d’École, et retirer de l’Ordre du Jour des point prétendument administratifs.

A un autre moment lors d’une réunion, les membres de cette équipe ont voulu partager des choses personnelles par rapport à l’école et on a dû partir. L’une des staffs le justifie en disant qu’il faut parfois avoir des espaces sans que les étudiants soient présents pour exprimer des ressentis. Mais selon moi, dans ce cas là, il ne faut pas que l’expression de ces ressentis s’effectue dans un temps qui ait rapport à l’école mais plutôt dans cadre privé !

Pierre-André – Mais tu sais, en tant que staff dans une école, j’ai aussi ressenti le fait que les jeunes membres se foutent un peu du fonctionnement de l’école, et que les adultes sont sous pression et se sentent trop concernés.

Jeanne – Toutes ces personnes, enfants et adultes, ont vécu dans une culture où les adultes sont considérés d’une certaine manière et les enfants d’une autre. Je sentais souvent qu’un membre du staff me parlait comme à une étudiante lorsque moi j’arrivais à faire abstraction de la différence.

Pierre-André – Donc l’idéal, quoiqu’il arrive, réside dans un grand changement culturel ?

Jeanne – Oui, mais c’est compliqué de changer une société. Par rapport aux écoles démocratiques, on ne devrait y prendre que des membres vraiment motivées, sur un temps long, et beaucoup réfléchir à toutes les problématiques et faire en sorte qu’on ne s’arrête pas juste à l’aspect « ça a l’air cool parce qu’on a pas cours ». Plein d’étudiants arrivent dans ces écoles parce qu’ils en avaient vraiment marre des cours, mais très peu sont à fond sur le projet d’auto-gestion et de démocratie.

Pierre-André – Qu’est-ce qui manque le plus dans les écoles démocratiques, en particulier celles que tu as vues ?

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© Jeanne Mestelan

Jeanne – A part à l’école de la Montagnette, je dirais : la nature, pour que les enfants se défoulent. Avoir un parc autour de notre école c’était parfait, mais en fait il manquait la ville pour nous.

Il manque souvent du temps. Toutes les écoles sont nouvelles ! Il faut vraiment du temps pour que toute une culture s’installe. J’ai trouvé aussi que ça manquait de créativité… On tombe souvent direct dans le modèle Sudbury traditionnel, avec le Conseil de Justice (CJ), avec le vote sur le mode du Pour/ Contre/ Abtenstion. Dans tous les Conseils d’École (CE) je retrouvais le même fonctionnement et les mêmes difficultés.

Nous dans notre CE à Avignon, on s’éclatait, on discutait, on rendait la procédure naturelle et on l’avait entièrement créée par rapport au groupe qui formait notre école et ainsi en CE on a toujours réussi à prendre des décisions. J’ai discuté avec une personne qui est en immersion dans la dernière école que j’ai visitée, et je lui expliquais le processus qu’on utilisait à la Montagnette. Elle m’a demandé dans quel ordre est-ce qu’on traitait les points à l’ordre du jour (dans beaucoup d’écoles Sudbury on prend les points dans l’ordre chronologique d’ajout, en distinguant 1ère et 2nde Lecture) et je lui ai expliqué qu’on regardait les points qui étaient inscrits au tableau, et que si l’on voulait en traiter un, on l’amenait simplement en levant la main. Elle m’a répondu que ça ne marchait que parce qu’on avait un groupe super bien et qu’on pouvait imaginer qu’une personne timide veuille faire passer un point, et qu’elle ne le ferait jamais passer avec un processus aussi libre. Elle exprimait aussi des doutes par rapport à la gestion des désaccords entre des personnes au sein des CE. En somme, elle maintenait que ça ne pouvait marcher que dans notre école mais pas dans toutes. Mais je crois que si, ça peut marcher partout !

On pensait tout ensemble à la Montagnette, et même la question de l’ordre des points avait été discutée. Et dans les autres écoles j’ai vraiment le sentiment qu’ils suivent tous le modèle, et je n’ai jamais pu observer de grandes remises en questions, ou la manière dont le projet évoluait. Donc les écoles que j’ai vues se ressemblaient toutes un peu, du moins au niveau du fonctionnement démocratique, sauf peut-être dans une des écoles où ils ont finalement retiré la possibilité de s’abstenir au vote, parce qu’ils ont jugé ça inutile. Mais tu vois, ils ne se sont encore jamais dit qu’on pourrait faire un CE où on ne lève pas la main pour parler, par exemple.

Pierre-André – Qu’est-ce qui rend toutes ces écoles démocratiques vraiment uniques ? Ou qu’est-ce qui les rend spéciales selon toi ?

Jeanne – Il y a vraiment ce truc de l‘implication. C’est génial de voir des touts petits aller consulter le tableau de ménage et se dire « OK, on est dans cette équipe ! » Les plus petits comme les plus grands sont tous impliqués, indépendants. Chacun par exemple va se faire sa nourriture tout seul. C’est trop mignooon un petit qui se fait à manger ! Tu verras souvent un petit comprendre une règle et sa raison d’être, puis l’expliquer aux plus grands !

Dans notre école, les membres étaient vraiment proches. J’ai remarqué que dans les autres écoles il y a assez peu d’affection alors que pour nous c’était un principe relationnel : quand tu étais triste tu pouvais avoir un câlin, et très vite tout le monde restait en tas.

Pierre-André – Et est-ce qu’une école démocratique reste un endroit où l’on apprend et où l’on avance ?

Jeanne – J’ai trouvé qu’il était quand-même difficile de mener des projets dans une école démocratique. Il y a souvent des gens pour déranger… Il faudrait vraiment des espaces faits pour travailler et qui soient respectés. En fait, une école démocratique c’est vraiment fait pour « y être ». Mais pour passer le bac, apprendre des choses, ce n’est pas forcément dans une école démocratique que tu vas apprendre tout ce que tu veux.

Pierre-André – Quels seraient les trois conseils que tu donnerais à une personne qui fonde une école démocratique ?

Jeanne – Il faut qu’elle s’assure avoir déjà eu une expérience de ce type d’école, en ayant par exemple passé 1 an dans une école démocratique. Si elle a des enfants, elle peut expérimenter l’Instruction en Famille (IEF). L’essentiel c’est de vraiment réfléchir et expérimenter avant de monter un projet, afin d’avoir une certaine idée de la réalité dans laquelle elle va se plonger.

Le deuxième conseil pour celui ou celle qui veut monter son école, ce serait de penser au groupe avant de penser aux individus. Si un.e membre représente un vrai problème pour l’école, il faut parfois savoir opter pour la séparation.

Le troisième conseil ça serait de trouver des bons locaux ! De très bons locaux, même. Qu’ils soient assez grands pour qu’on puisse circuler en rollers dedans, qu’il puisse y avoir une salle vraiment calme et une salle où tu puisses vraiment travailler… Qu’il y ait en fait une multitude de salles mais aussi beaucoup de verdure !

Pierre-André – Et quels conseils donnerais-tu à membre jeune qui s’apprête à s’inscrire dans une école démocratique ?

Jeanne – Le premier conseil, c’est de ne pas se laisser influencer par les autres qui viennent parfois du système classique et qui veulent avant tout ne rien faire. Il faut absolument trouver le moyen de faire ce que tu VEUX faire dans l’école. Au final si tu trouves ta propre détermination pour faire un truc et que tu le tiens, alors peut-être que les autres suivront dans une dynamique positive. Si tout le monde se conformait les uns aux autres on resterait tous là à rien faire

Le deuxième conseil c’est ne pas trop s’engager dans l’école, si t’engager à fond fait partie de ta personnalité. On ne peut pas tout faire. Il faut surtout ne pas se retrouver seul engagé, et si c’est le cas n’hésite pas à tout laisser tomber si c’est trop, pour reprendre tranquillement après. C’est ce que j’ai fait en cours d’année et ça m’a vraiment aidé. Puis comme les autres n’ont plus pu s’appuyer autant sur moi, ils ont eux-mêmes gagné en implication et en motivation.

Le troisième conseil c’est de ne pas s’accrocher à un groupe mais plutôt de circuler entre les groupes parce que c’est tellement plus riche ! Imagine, là il y a la crème, là des marrons (dessine un dessert) et avec ta cuiller tu prends tout et ça mélange, et plus tu fais des allers retours plus ça va être bon, et mélangé, et intéressant !

Pierre-André – A ton avis, est-ce qu’on a vraiment besoin d’adultes sur cette planète ?

Jeanne – Oui ! Parce qu’ils ont des connaissances que les plus jeunes n’ont pas. Beaucoup d’adultes ont appris plus que les enfants. Ils ont déjà traversé ce que l’on va traverser et peuvent alors t’aider à trouver des solutions à tes problèmes. Je pense qu’il y a des trucs qui changent dans ta tête quand tu deviens adultes, et tu te rends compte de certaines choses. Il y a des choses que ma mère m’a répété toute mon enfance, et pour moi c’était des trucs chiants, mais petit à petit je comprends pourquoi elle me les disait.

Pierre-André – Et enfin, est-ce qu’il y a une question que tu aurais aimé que je te pose ?

Jeanne – Je ne sais pas… Mais les gens de l’équipe de la Montagnette m’ont demandé une fois tous les points les plus négatifs de l’école et j’ai pu dire tout ce qui me passait par la tête. Comme c’est eux qui m’ont posé la question je me suis senti libre de tout dire. J’aime bien répondre aux questions négatives parce que je suis d’habitude une personne gentille et j’essaye de ne pas critiquer. Alors quand on me demande vraiment d’exprimer ce que je pense, j’apprécie beaucoup de partager mon point de vue !


Propos recueillis par Pierre-André Balestrieri le 8 mars 2018.

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2 réflexions sur « Visite de 4 écoles démocratiques en 4 mois – « On tombe vite dans un modèle Sudbury traditionnel » »

  1. Merci c’est intéressant d’avoir le point de vue d’un étudiant ! Le témoignage et la comparaison entre écoles donnent des pistes de réflexion. Qu’est ce qui a fait que Jeanne s’investisse dans son apprentissage alors que d’autres étudiants issus du système classique (ou non) s’y investissent moins ? La famille ? Une qualité intra personnelle propre à elle ? Est ce que ces élèves -moins investis- ont plus été sérieux en cours d’année ? Si oui, grâce à quoi s’est fait le changement ?Merci Jeanne et Pierre André.

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  2. Woah !
    Article riche d’une grande connexion à soi et d’une grande transparence / authenticité.
    Merci pour ce partage bien « senti ».

    SB

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